Harmonies vocales, dissonances cognitives

by Mauvaise Pioche

/
  • Streaming + Download

    Includes high-quality download in MP3, FLAC and more. Paying supporters also get unlimited streaming via the free Bandcamp app.
    Purchasable with gift card

      name your price

     

  • Record/Vinyl + Digital Album

    Includes unlimited streaming of Harmonies vocales, dissonances cognitives via the free Bandcamp app, plus high-quality download in MP3, FLAC and more.
    ships out within 14 days

      €15 EUR or more 

     

  • buy VINYLE on our webstore

1.
Intro 01:58
Parfois j’écris ce qui s’apparente à des pleurs à mes cris Je décris ce que je vois, je critique le moi que je décrie Sauf mon ignorance certaine, je ne suis certain de rien Mais ma détresse, celle du monde, monde auquel j’appartiens Ne fait plus aucun doute, ne fait pas plus de bruit Qu’une défaite sans déroute, qu’une misère sans vie Ça passera surement pour de l’insolence,  Mais je me jure qu’il vaut mieux ça Vaut mieux ça que mourir en silence Vivre sans résilience.
2.
24 noeuds 03:14
Plus d’équipage à bord de ce rafiot vieillissant de mal en pis (Tout le monde a foutu le camp) Sur le déclin depuis la naissance, le temps qui passe n’est pas complice (Ce naufrage prend son temps) Seulement vêtu de ma vétusté qui gagne plus de terrain Plus cœur serré que corsaire J’apprends la nouvelle au compte-goutte,  Troquant le peu d’espoir qu’il me reste contre des doutes Quel âge est raisonnable pour arrêter de vieillir? Quelle page faut-il tourner avant de pouvoir l’ouvrir? Certains parleront de mûrir, feront des allusions au bon vin (Chacun meurt à son rythme) Pour moi il manque une lettre O combien nécessaire à la fin (Cardiaque, euthanasique) Essoufflé par cette croisière qui ne s’amuse plus depuis des lustres Je n’ose envisager le luxe d’espérer la longévité Je réfléchis à court terme, le moyen ou le long j’évite À quel âge devient-il acceptable de s’affaiblir? Dans quelle marge peut-on momentanément s’épanouir?
3.
L’amour continuera d’exister sous sa plus belle forme Plus besoin de faire semblant, faire semblant d’être humain Quand l’heureux ne sera plus la norme, il restera p’tetre un peu de place Pour les acariens, de l’air pour les martiens On jette nos chauffages par les fenêtres Les déchets à plein régime et la porte grande ouverte Quand est-ce qu’on se défenestre On manquera à personne L’éclairage public en plein jour, pourquoi pas si seulement ça pouvait au moins Éclairer nos lanternes Ça marche au pas et à quel prix, un pas de clerc pour habitude Histoire d’y voir un peu moins clair On a explosé les compteurs, érigé les centrales Allons nous coucher pour toujours Il est l’heure de notre dernier râle 
4.
38°5 03:35
Quel enfer, moi qui croyais avoir tout vu, des enfants qui fument et des retraités qui dorment dans la rue Quel envers du décor est-ce que j’ai trop bu La misère encore et les corps esquintés font la une Maintenant que ma réalité dépasse la fiction Je ne fantasme plus j’ai plus besoin d’être bercé d’illusions De jolis ornements, pour que les morts ne manquent, pour quand les mots me manquent Parodie dramatique, ou comédie tragique Quel rythme infernal où tout bat trop vite Même les coeurs ne suivent plus, les syncopes se multiplient et les pertes s’accentuent Pas de miracle en vue, personne ne pourra relever les défis si tard Le compte est bon à jeter, le prévisionnel est déjà déficitaire Depuis toujours on creuse nos tombes plus vite et plus profond Comme une course où la ligne d’arrivée est notre dernière abdication 
5.
C’est avec enthousiasme non dissimulé que je vous écris cette lettre  Dans le but de vous faire part de mon semblant d’ambition peu stimulé Quant à rejoindre l’équipe ou devrais-je dire la horde De ceux qui s’entretuent mais ne jurent que par l’ordre Je serai ravi d’pas mettre à votre disposition mon manque de productivité Je suis désolé d’admettre que ma vision des choses N’incluent pas de maitres ni de gens qu’on oppose alors Notre incompatibilité n’est que le début de ma volonté J’préfère gagner du temps et perdre en efficacité Pas de regain d’élan, pas de gain tout court dans cette machine à sous, à soudoyer, à subordonner Mais expliquez moi les raisons qu’ils invoquent Et démontrez leur les dégâts et les drames qu’ils provoquent Car j’ai beau faire preuve de patience, Un bras de fer contre un bras plein de carences, c’est un combat que je ne gagnerai pas Mais le débat est rude, ma volonté est nulle Je me débat parfois pour faire valoir mes droits,  Mais mon attitude ne leur plait toujours pas, Est-ce que se débattre, en quelque sorte c’est vivre? Je crois qu’on est plus proche de la survie, sans assurance vie, En manque d’assurance je vise mais j’en ai les mains qui tremblent Puisque je sais que je raterai la cible Et j’aimerai qu’on leur dise qu’on a pas fini de penser ça,  Qu’on aura jamais fini de panser les plaies que le temps nous laissera Et j’aimerai qu’on leur dise qu’on les brandira comme des preuves Comme autant d’arguments qu’il faudra,  Qu’à chaque fois qu’ils réclament plus d’implications, Qu’ils n’espèrent rien de plus que la marche arrière comme seule solution
6.
Aujourd’hui je cours après je ne sais quoi  Je poursuis un rêve un cauchemar Un mélange de tout ça Content dans l’ivresse Comptant mes faux pas Constant dans la perte de vitesse, on ne se refait pas Aujourd’hui je cours, et sans prétention, Plus proche du Pôle-emploi que de la pôle position Je mets plus d’énergie à ralentir le pas Je n’ai plus le choix que d’admettre que le train partira sans moi Je fractionne mon allure, je modère mon rythme À cœur défaillant rien n’est possible Seule chose dont je suis sûr, c’est plus une énigme Une victoire ne sera jamais plausible
7.
Elle 03:10
Elle était pas du genre à se laisser faire Démarche assurée regard accusateur Elle connait pas la peur Droite dans ses docs et plus à gauche que les blocs C’est sur plus fidèle à ses clopes qu’à sa bande de potes Et si l’occasion se pointe, Elle hésitera jamais à se servir de ses mains Mais toujours en forme de poings Personne ne lui dictera son futur et ses amours avec un grand A Championne de l’objection et du débat Elle entend bien mais parfois fait semblant d’être là Et quand le soleil se couche ou se lève  Elle fête ça en portant sa pinte aux lèvres Reflet de sa “vie décadente” D’être au chômage depuis bientôt 20 ans, d’être corvéable pour le gouvernement Elle se trouve toujours dans l’attente De la revalorisation de ses droits alors qu’elle redoublait ses classes mais pas ses efforts Personne ne lui dictera son futur et ses amours avec un grand A Championne pour collectionner les ébats Elle entend bien n’en faire qu’à sa tête et on en reste là.
8.
J’ai pas de crédit auto j’ai vendu ma bagnole  Quand certains partent à point je reste sur le quai du métro Confort aléatoire surtout quand c’est l’hiver Il fait plus froid chez moi que dans les yeux d’un gangster. Vagabond passager, pas sage et clandestin J’préfère serrer les dents quand le mois touche à la fin D’une histoire comme la nôtre car même si c’est dommage  On ne blâmera personne pour ce commun naufrage Bonheur imaginaire, à tâtons et précaire C’est pas d’argent dont je manque c’est de paroles  Tellement les mots s’évadent avant d’être prisonniers D’une page un peu noire mais sincère Constamment sur le fil du rasoir je table sur l’incertain le doute Une maladresse habile Si tu veux être sûr de rien j'pourrai te conseiller Si tu cherches un soutien j'pourrai t’faire un croche-pied Merci aux proprios de bien vouloir m’octroyer le droit d’accéder à leur bonté révocable Contre un demi salaire, une piaule mal isolée Vivement le cimetière pour l’égalité véritable Précaire et révocable Pris au piège mais en cavale Les poches pleines de vide comme ton regard Je reste figé mais fuyant vers un avenir aussi lointain qu’il n’a rien de radieux Avec comme objectif d’aller au bout des choses Je me retrouve à côtoyer celui du rouleau Mais quand vient l’heure d’explorer, d’partir faire un tour Je suis le plus chanceux du monde d’vous avoir tout autour Fragile inconsolable À la fois victime et coupable D’une main j’me passe les menottes et de l’autre j’ouvre la cellule Et j’attends mon propre crépuscule C’est dire si j’me sens minuscule.
9.
A cette époque j’avais encore un idéal féminin, sur lequel reposaient certains critères Assez naïf pour croire qu’une personne puisse y répondre et me plaire À ce stade là, plus qu’un idéal, je dirai un fantasme, un mirage ou même une chimère Que je classais au même plan qu’avoir des poils des potes ou des préliminaires Autant dire, que la veille de ce jour n’était pas prévue pour le lendemain  Belle aubaine quand finalement le résultat de ces pronostics s’est avéré encourageant Et le sentiment de toucher du doigt un objectif lointain se rapprochait doucement Non je ne parle pas de caresses préalables il était trop tôt, bien incapable moi j’étais content D’adresser la parole à celle qui collait à la candidature C’était que le début d’une histoire d’amour, une histoire d’amour miniature Quelle déception d’apercevoir ce bout de tissu de couleur noire La désillusion fut au moins aussi grande que mes espérances À trop vouloir anticiper, prévoir, la déception n’arrive jamais très tard Quand un soir de vacances elle arborait fièrement son tee-shirt Evanescence.    À cette époque j’avais encore un idéal de musique sur lequel reposaient beaucoup trop de critères Assez naïf pour croire qu’une poignée de groupes puissent y répondre et m’plaire Oui je parle de punk mais finalement, se laisser surprendre n’est-il pas plus réjouissant ? Probablement mais à 13 ans moi je trouvais ça juste flippant Surtout quand il s’agissait d’un groupe où le batteur joue avec des gants.
10.
Tiraillé entre le pas et le trop, entre le vrai et le faux Comme l’impression d’avoir les pieds au bord d’un gouffre, D’un précipice dans lequel tout le monde s’engouffre En manque d’existence excitante, de mort insignifiante Et puisqu’une vie ne nous suffira pas à combler le vide à remplir le néant Et puisqu’un libre arbitre arbitrera un match où les joueurs sont d’office perdants.  Superficialité absolue, authenticité relative Le désespoir constant, la plénitude du vide L’épicurisme brandit comme un trophée M’attendez pas pour la victoire j’ai déclaré forfait.

about

Voici le deuxième album du projet solo de Antho : bassiste dans Guerilla Poubelle, batteur dans Intenable, guitariste dans Quitters et TOUT dans Mauvaise Pioche !! Astucieux et inventif, le lascar nous offre un punk rock en français jubilatoire et intime.

credits

released August 21, 2020

license

tags

about

GUERILLA ASSO Paris, France

DIY FRENCH PUNK LABEL, GIGS & DISTRO

discography

contact / help

Contact GUERILLA ASSO

Streaming and
Download help

Redeem code

Report this album or account

GUERILLA ASSO recommends:

If you like Harmonies vocales, dissonances cognitives, you may also like: